AUTRICHE

En l'an 100 avant notre ère, Vienne, l'actuelle capitale de l'Autriche, n'était qu'un village de pêcheurs celtes. Au Xème siècle, sous la dynastie des Babenberg, Vienne devint un important centre de commerce. Les croisés revenant d'Orient y faisaient halte, rapportant des épices telles que le poivre, le gingembre, la cannelle, les clous de girofle, la noix muscade et le sucre de canne. Le goût des Viennois pour les mets sucrés daterait de cette époque, selon les historiens.Après une période rnouvementée, Rodolphe de Habsbnurg créa au XIIIème siècle une dynastie qui allait régner sur l'Autriche durant six. siècles, annexant au cours de son histoire un grand nombre de pays. Cet âge d'or qui fit de Vienne une capitale prestigieuse laissa son empreinte sur ses habitants, épris de beauté, de musique, de théâtre, attirés par tous les plaisirs, dont celui de la bonne chère. Les festins donnés dans les hôtels particuliers rivalisaient par leur faste et leur abondance avec ceux de Versailles.Au début du XIXème siècle triompha le style Biederataeiey avec la remise à l'honneur des plaisirs simples alliés au goût du confort. Le plat favori devint alors le "wieaaer Backlaertdl", ou poulet pané à la viennoise. Les livres de cuisine viennoise datant de cette époque sont rares et contiennent des recettes si compliquées que personne aujourd'hui n'oserait s'y risquer La cuisine des neuf provinces qui composent l'Autriche d'aujourd'hui ne présente pas partout le même intérêt. Le Burgenland, surnommé le "Jardin de Vienne", offre des plats qui évoquent la Hongrie: aux environs du lac de Neusiedl, on
mange carpes et brochets à la hongroise, assaisonnés au paprika. Les volailles sont la grande spécialité de la Styrie, où chapons et poulardes ont une chair très savoureuse. Un chapon farci d'un mélange de foie et de mie de pain, parfumé au romarin, à la marjolaine et au persil, satisfait pleinement le plus gourmet des Styrieyas. En Carinthie, on propose dans toutes les auberges de campagne des "Kasraatidln", petits chaussons farcis de jambon, de lard et de fromage blanc, arrosés de beurre fondu.Les traditions alimentaires de la Basse-Autriche ne différent t pas de celles de Vienne, qui constitue une province en soi au sein de la Basse-Autriche. Et si, dans le nord du Tyrol, on mange à l'autrichienne, au sud, vers le col de Brenner, on trouve un curieux mélange de cuisine autrichienne et italienne.

Les recettes

1) SOUPE FROIDE AUX CERISES (Hideg Meggyleves)

2) PETITS POULETS PANES A LA VIENNOISE (Wiener Backhendl)

3) POMMES DE TERRE A L'AIGRE DOUX (Saure Erdäpfel)

4) GATEAU DE LINZ (Linzertorte)

5) COMCOMBRES FARCIS (Gefülte Gurken)

6) BETTERAVES AU RAIFORT (Roter Rubenkren)

7) SELLE DE CHEVREUIL MARINEE (Wildbret Koteletten)

8) STRUDEL AUX POMMES (Apfelstrudel)

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