Les primevères sont le symbole du printemps, mais leur floraison peut s'échelonner de mars jusqu'au coeur de l'été.
Les primevères comptent plus de cinq cents espèces. On en trouve de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Elles mesurent entre 1 cm et 1 m de haut. Leurs couleurs varient du blanc au rouge pur en passant par toute la gamme des bleus. Venues du fond des âges, les primevères sont un héritage des périodes glaciaires. C'est pourquoi les espèces contemporaines se trouvent surtout en montagne. En plaine, elle se confinent dans les terres fraîches et à l'ombre. L'aire de répartition des primevères est vaste. Elles proviennent des États-Unis, de l'Afrique, du Moyen-Orient et même de Java. Mais l'Europe et l'Asie sont leursvraies terres d'élection. Le choix le plus remarquable se trouve dans l'Himalaya. Certaines espèces sont d'un intérêt modeste. D'autres sont difficiles de culture. Parmi celles qui réussissent à pousser dans un jardin ou à l'intérieur, seules une soixantaine d'espèces sont dignes d'intérêt.
Ci-dessus: Primula elatior, a des propriétés médicinales.
Ci-dessus: Primula capitana au joli coloris bleu ardoise
DES PLANTES SOLIDES POUR LES BORDURES
Les primevères des jardins font la popularité du genre. Elles sont issues de croisements répétés de Primula yens, de Primula elatior et de Primula acaulis, toutes trois présentes dans nos campagnes. Elles se contentent le plus souvent d'un sol un peu frais. Pour les voir proliférer, leur assurer un léger paillis de terreau tous les ans. Les diviser tous les quatre ou cinq ans.
Leur période de gloire se situe en mars et en avril, mais il leur arrive de refleurir en automne et en hiver. Elles conviennent à la garniture de potées. On les voit aussi en compagnie de bulbes printaniers pour des garnitures temporaires.
Les primevères des jardins font la popularité du genre. Elles sont issues de croisements répétés de Primula yens, de Primula elatior et de Primula acaulis, toutes trois présentes dans nos campagnes. Elles se contentent le plus souvent d'un sol un peu frais. Pour les voir proliférer, leur assurer un léger paillis de terreau tous les ans. Les diviser tous les quatre ou cinq ans.
Leur période de gloire se situe en mars et en avril, mais il leur arrive de refleurir en automne et en hiver. Elles conviennent à la garniture de potées. On les voit aussi en compagnie de bulbes printaniers pour des garnitures temporaires.
Prévention :Certaines personnes mettent des gants pour approcher les primevères. Il arrive que l'on soit allergique, prurit aidant, au revers des feuilles de primevère (abronica en particulier). De minuscules seringues, comme dans l'ortie, diffusent un principe urticant.
Le bord de l'eau accueille les géantes du genre. Ce sont les plus faciles à cultiver. La première à fleurir est Primula vialii. C'est la plus étonnante de toutes. Ses boutons encapuchonnés de rouge brique laissent éclore, en juin, des fleurs mauve tendre. Le contraste des couleurs des boutons et des fleurs sur une même plante est frappant. Presque en même temps s'épanouit un trésor venu du Japon, Primula japonica. C'est le modèle des primevères dites candélabres. Elle atteint 50 cm de haut et produit plusieurs bouquets espacés sur une même tige. Les fleurs sont blanches, roses ou rouges, avec un oeil foncé. C'est la compagne idéale des fougères aquatiques et des iris du Japon. On peut l'associer à Primula florindae. Ses gros bouquets parfumés de fleurs jaune citron ou rouge brique s'épanouissent jusqu'à la fin de juillet. Les tiges atteignent 80 cm de haut. Ces trois espèces demandent un sol frais. Un apport annuel d'engrais organique effectué en mars leur donne un coup de fouet bienvenu.
Ci-dessus: les poils folières de Primula obconicum sont irritants pour certains épidermes
DES PARFUMS POUR LA ROCAILLE
Nombre d'espèces montagnardes méritent une place de choix dans la rocaille. Leur adaptation à l'altitude a transformé leurs feuilles en épaisses rosettes. La plus connue est la primevère auricule, ou oreille d'ours.
Le type sauvage, venu des Alpes, produit des fleurs jaunes. Les hybrides, en vogue jusqu'à la Première Guerre mondiale, sont un peu oubliés. Ils font fureur outre-Manche, où il existe des associations spécialisées. L'éventail des couleurs va du vert émeraude à l'orange en passant par le rouge, le bleu, tous poudrés ou non d'argent. Les fleurs dégagent souvent un délicieux parfum de fleur d'oranger. Leur parfum, leur précocité (dès février) et leur facilité de culture sont autant de raisons pour réhabiliter la culture de ces beautés.
La minuscule Primula marginata présente des feuilles frangées d'une bordure dorée ou argentée. Elle met en relief les fleurs lilas en pompons légers. Primula palinuri, venue d'Italie, est une curiosité pour collectionneurs. Ses fleurs jaunes, saupoudrées d'argent, sont entourées de bractées elles-mêmes argentées, tout comme la tige.
Ces trois primevères sont sensibles à l'humidité permanente. Les planter entre deux pierres qui les mettent en valeur tout en éloignant l'eau stagnante de leur collet. En revanche, les racines apprécient la fraîcheur. Les rochers sont utiles, car ils font office de paillis. On plante aussi toutes ces espèces en pot.
DES PLANTES FACILES À VIVRE
La culture des primevères est aisée. Les primevères de rocaille à feuilles coriaces ont besoin d'un peu de soleil. Un mélange composé à parts égales de terre de jardin, de sable grossier et de terreau de feuilles leur convient. Les primevères géantes, au bord de l'eau, se contentent de bonne terre de jardin. Les primevères de jardin demandent la mi-ombre. Peu exigeantes quant au sol, elles apprécient un apport de terreau. En climat sec, y ajouter l'été un paillis de tourbe.
Diviser les touffes tous les trois ou quatre ans, en automne. Replanter aussitôt tous les éclats. La multiplication se fait par semis, par division ou par bouturage. Semer en mi-saison (avril ou septembre), en caissette de terreau et à l'ombre. Garder au frais jusqu'à la levée, puis aérer. Repiquer quand les plantules ont trois feuilles. Mettre en place deux mois après.
La division classique est valable pour toutes les espèces. Pour obtenir plus de plantes, diviser les rhizomes en tronçons de 1 cm de long. Les placer dans du sable frais. Les bourgeons dormants se développent vite. Replanter en place au printemps suivant.
Les espèces à feuilles coriaces, lentes à multiplier, peuvent être bouturées. Prélever des feuilles au ras du rhizome à l'aide d'une lame de rasoir. Les piquer sous coffre dans du sable frais. Les plantules apparaissent au bout de plusieurs mois. Repiquer tout d'abord en pot, puis mettre en place au bout d'un an.