Au printemps 1917, seule une infime partie des morts de la Somme avaient été ensevelis. Derrière les lignes, de petits cimetières bien ordonnés avaient poussé autour des antennes médicales et le long des lignes de communication. Les champs de batailles eux-mêmes étaient parsemés de centaines de cimetières minuscules, dans lesquels les hommes avaient été enterrés à la hâte par leurs camarades, là ou ils étaient tombés. Cependant, la nature des combats de 1916 avait laissé de nombreux morts en no man's land. Leur corps n’avait pu être récupéré tant que duraient les combats et le pilonnage incessant de l'artillerie fit que beaucoup furent perdus à jamais
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Cimetière Irlandais
Mémorial Australien-Villers Bretonneux
En 1917, une fois les zones dévastées aux mains des Alliés, la tâche macabre de ramener les morts et de les ensevelir revint au Vème corps britannique (V Corps), qui créa de nombreux cimetières.Les travaux ne reprirent vraiment qu'après l'Armistice et la zone fut quadrillée six fois au moins, à la recherche des corps. Le temps passant, les corps étaient de moins en moins identifiables (c'était avant l'introduction des plaques d'identité indestructibles) et de vastes nécropoles nouvellement créées se remplir de sépultures de soldats inconnus. Le dernier de ces cimetières fut déclaré complet en 1934, mais avant même le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, 3000 corps supplémentaires avaient été retrouvés et l'on en retrouve encore aujourd'hui.
Les noms de milliers de morts au combat, dont les corps ne furent pas retrouvés ou identifiés, furent inscrits sur des monuments aux morts : les Australiens, les Canadiens et les Indiens sur leurs propres monuments, à Villers-Bretonneux, Vimy et Neuve-Chapelle, les autres sur des monuments érigés sur les champs de bataille mêmes. Le plus grand de ces monuments, celui de Thiepval, porte les noms de plus de 72000 disparus.